Le 12 mai, les premiers éléments du nouveau tunnelier destinés au creusement du tunnel de base du Mont-Cenis sont arrivés sur le chantier CO5 à Villarodin-Bourget/Modane.
Partis de l’usine de Herrenknecht en Allemagne, ils ont parcouru plus de 500 km avant d’atteindre le site de Modane. Les différents composants du tunnelier, qui arrivent progressivement sur le chantier, sont ensuite acheminés en souterrain où leur assemblage est réalisé directement dans la galerie. Cette opération prendra plusieurs mois avant que la machine ne soit prête à entrer en service.
Il s’agit d’un tunnelier à « gripper » qui, dans sa configuration définitive, mesurera 334 mètres de long, pour un poids de 3 200 tonnes et une roue de coupe de 10,4 mètres de diamètre. Il est conçu pour creuser 18 km de l’un des deux tubes du tunnel de base du Mont-Cenis, entre la descenderie de Villarodin-Bourget/Modane, en France, et le site de sécurité souterrain de Clarea, en Italie.
Pendant le creusement, des équipements spécifiques du tunnelier permettent de soutenir l’excavation, en appliquant du béton projeté sur les parois, ou en installant des boulons et des cintres. Derrière lui, avance une autre machine appelée « Würm », longue de 650 m, qui réalise le revêtement définitif en béton du tunnel.
Sur ce même chantier, au pied de la descenderie, le creusement des galeries du site de sécurité a également débuté.
Cinq cents mètres plus haut, depuis la plateforme d’Avrieux, le revêtement définitif des deux premiers puits de ventilation du tunnel de base est achevé. Les travaux se poursuivent désormais sur le troisième et le quatrième.
En poursuivant vers Saint-Jean-de-Maurienne, à quelques kilomètres de là, le tunnelier Viviana qui creuse le tube nord entre Saint-Martin-la-Porte et La Praz n’a pas encore atteint la cadence nominale à cause de la complexité géologique du massif. Dans le même secteur, à partir des descenderies de Saint Martin La Porte et La Praz, les travaux de creusement en méthode conventionnelle se poursuivent également, tant pour le tunnel de base que pour les différentes galeries logistiques et d’interconnexion ou pour le site de sécurité de La Praz.
À l’entrée française du tunnel, à Saint-Julien-Montdenis, tandis que le creusement traditionnel des deux tubes se poursuit, la réalisation du revêtement définitif dans l’une des deux galeries a dépassé les 1 000 mètres en juin.
Côté italien, sur le chantier de Chiomonte, les travaux d’aménagement des plateformes de chantier se poursuivent, notamment avec la réalisation des nouvelles parois berlinoises nécessaires à l’entrée de la galerie de reconnaissance de La Maddalena 2, dont le premier tronçon sera excavé en méthode conventionnelle. Les nouvelles plateformes pourront accueillir le tunnelier, déjà assemblé et testé en usine.
La préparation des sites destinés à la gestion des matériaux d’excavation progresse également : à Salbertrand, l’assemblage au sol des structures de l’usine de valorisation des matériaux rocheux excavés a débuté, tandis qu’à Torrazza Piemonte sont en cours les travaux préparatoires des infrastructures destinées au convoyeur qui transportera les matériaux jusqu’au site de dépôt. À Suse, la plateforme de chantier destinée à recevoir les matériaux d’excavation a été réalisée, tandis que les bâtiments préfabriqués associés sont actuellement en cours de fabrication en atelier.


