Le 4 juin après-midi, le 3ᵉ Comité de coopération frontalière franco-italien s’est tenu au Fort de Bard, en Vallée d’Aoste. À l’occasion de la réunion préparatoire organisée dans la matinée, la directrice générale adjointe Italie de TELT, Manuela Rocca, aux côtés de Giorgio Montabone, vice-président de la Conférence des Hautes Vallées (CHAV), a lancé un groupe de coopération, dans le cadre du Traité du Quirinal, afin de coordonner les 24 actions prévues par l’étude sur la mobilité entre les vallées alpines, en vue de la mise en service du tunnel de base de la nouvelle ligne ferroviaire Lyon-Turin.
L’objectif est de développer des connexions ferroviaires et routières de plus en plus intégrées au service des 170 000 citoyens qui vivent et se déplacent entre la Maurienne, la vallée de Suse et le Briançonnais.
Réalisée avec le soutien de Setec, Inddigo et PwC Italie, l’étude s’appuie sur les besoins exprimés lors d’ateliers territoriaux réunissant collectivités locales, associations professionnelles et acteurs économiques. Elle propose une vision intégrée à moyen et long terme.
L’accompagnement institutionnel des actions identifiées est essentiel pour orienter les choix de planification et d’investissement face à une forte demande potentielle de mobilité transfrontalière : jusqu’à 9 000 déplacements quotidiens entre la Maurienne et l’Italie en haute saison, et plus de 11 000 entre le Briançonnais et la vallée de Suse lors des samedis d’été.
L’ensemble, intégré au réseau européen de transport longue distance RTE-T grâce aux connexions avec les futures gares internationales de Saint-Jean-de-Maurienne et de Suse, pourra donner naissance à un système de liaisons efficace pour la vie quotidienne des territoires, tout en facilitant leur connexion avec les principaux pôles urbains européens.
La réunion à Bard
Le Comité a été coprésidé par les ministres des Affaires étrangères français, Jean‑Noël Barrot, et italien, Antonio Tajani.
Il a réuni des administrations locales, des parlementaires ainsi que d’autres organismes et entreprises opérant à la frontière entre la France et l’Italie, afin de renforcer les relations transfrontalières et d’aborder des thèmes concrets d’intérêt commun, tels que la mobilité et les connexions transalpines, la gestion du climat et des ressources en eau, la formation des jeunes et les initiatives en faveur du bilinguisme.


