Mobilité en Europe, pour 8 citoyens sur 10, le Lyon-Turin représente une opportunité concrète
L’enquête 2026 d’Ipsos BVA pour TELT, menée auprès de 5 000 citoyens français et italiens, met en lumière les avantages des liaisons ferroviaires transfrontalières attendus par la prochaine génération.
Davantage de liaisons entre les métropoles européennes, des solutions permettant d’effectuer un aller-retour international dans la journée, des services confortables pour les groupes et les familles : Ce sont quelques-unes des attentes exprimées en matière de mobilité ferroviaire par les personnes interrogées dans le cadre de l’enquête menée par Ipsos BVA à l’été 2026.
Le train peut gagner du terrain, à deux conditions, le prix et la durée du trajet
Selon les personnes interrogées, la voiture reste aujourd’hui le moyen de transport privilégié pour les déplacements nationaux, tandis que l’avion domine les déplacements internationaux. Pourtant, l’intérêt déclaré pour le train dépasse largement son utilisation actuelle, notamment pour les déplacements transalpins.
Pour transformer cet intérêt en nouvelles habitudes de déplacement, les personnes interrogées mettent en avant deux conditions majeures, parmi les six proposées : le prix et la durée du trajet. Interrogés sur les facteurs susceptibles de les inciter à emprunter la future liaison Lyon-Turin, 43 % des Français et 28 % des Italiens citent un tarif inférieur à celui de l’avion. La réduction du temps de parcours est mentionnée respectivement par 15 % et 22 % des répondants.
La possibilité d’effectuer un aller-retour dans la journée constitue également un facteur d’attractivité, cité par 7 % des Français et 14 % des Italiens. Elle ouvre la voie à une utilisation professionnelle du train entre Lyon et Turin, comparable à celle qui existe aujourd’hui entre Lyon et Paris ou entre Turin et Milan.
Les moins de 30 ans, une génération plus mobile, plus européenne et davantage tournée vers le train
Les moins de 30 ans privilégient déjà le train pour leurs déplacements internationaux. Pour rejoindre une métropole européenne, 28 % des jeunes Français choisissent ce mode de transport, contre 22 % de l’ensemble de la population. En Italie, cette proportion atteint 20 % chez les jeunes, contre 10 % dans la population générale.
La durabilité pèse également davantage dans leurs choix que dans ceux des autres tranches d’âge. En France, 34 % des jeunes citent l’impact environnemental parmi les principaux critères susceptibles de les inciter à choisir le train plutôt qu’un autre moyen de transport, contre 22 % dans les autres tranches d’âge. En Italie, cette proportion atteint 20 % chez les jeunes, contre 10 % de l’ensemble de la population.
À cette priorité s’ajoutent des motivations partagées par le reste de la population, notamment un prix plus avantageux, une durée de trajet plus courte et la possibilité de mettre à profit le temps de voyage pour étudier, travailler ou faire des rencontres.
Lyon-Turin, une réponse aux enjeux de mobilité et de durabilité
Les résultats relatifs aux bénéfices attendus de la future ligne confirment ces attentes. 91 % des Français et 87 % des Italiens estiment que le Lyon-Turin améliorera la mobilité et les échanges en Europe. Cette opinion est également largement partagée à l’échelle locale, avec neuf habitants du territoire Rhône-Alpes et de Lyon sur dix et près de quatre habitants du Piémont et de Turin sur cinq.
Par ailleurs, 88 % des Français et 87 % des Italiens estiment que le projet contribuera à réduire le trafic de poids lourds dans les vallées alpines. De même, 83 % des Français et 82 % des Italiens pensent qu’il permettra de réduire le trafic aérien entre les deux pays.
Les bénéfices économiques attendus sont eux aussi largement reconnus. 88 % des Français et 81 % des Italiens considèrent le projet comme bénéfique pour l’économie de leur pays. Selon 89 % des Français et 83 % des Italiens, il contribuera également au développement économique et touristique des territoires traversés.
Cette tendance se retrouve dans les territoires de la Maurienne et de la vallée de Suse, directement concernés par les chantiers et les retombées du projet. Près de deux habitants sur trois estiment que celui-ci sera bénéfique pour l’économie de leur pays, tandis que 65 % des habitants des deux vallées reconnaissent son potentiel en matière de développement économique et touristique.
Chez les moins de 30 ans, qui représentent une partie des futurs usagers de la ligne, ces proportions sont encore plus élevées, atteignant 83 % en Maurienne et 72 % dans la vallée de Suse.
