Le site
Ce site est accolé au plan d’eau « des Oudins », plan d’eau de loisir situé à proximité de l’Arc. D’une superficie totale de 1,6 ha, il abrite cinq mares entourées de milieux boisés.

Les enjeux
Ce site abrite déjà des mares, réalisées dans le même temps que le plan d’eau. Cependant, leur potentialité d’accueil, en termes de diversité d’espèces, est limité par le fait qu’elles sont toutes situées dans des milieux assez fermées et directement entourées par des boisements. Cet aspect induit la présence de feuilles et de matière organique dans les mares, et limite le réchauffement de l’eau par le soleil, ce qui les rend fréquentables par des espèces communes de grenouilles, mais pas par d’autres amphibiens et notamment le Crapaud commun, voire le Crapaud calamite. L’objet de la mesure vise donc la diversité des milieux aquatiques, en premier lieu en agissant sur la végétation du site. Cette diversité peut également attirer le Castor d’Europe, qui fréquente certains secteurs bordant l’Arc. Les micro-habitats à caractère frais et humide du site sont également indiqués pour accueillir une espèce de flore transplantée depuis un site de chantier : l’ophioglosse commun.
Du fait de la proximité directe avec le plan d’eau des Oudins, lieu touristique et de passage, la mesure cueille l’opportunité de développer aussi l’aspect pédagogique, par le biais d’un aménagement permettant au public de profiter du site et observer la biodiversité tout en respectant les milieux naturels et la quiétude de l’endroit.
Les partenaires
Commune de Villargondran
Les objectifs
Diversifier et améliorer les habitats des amphibiens
Améliorer et accompagner l’accueil du public et sensibiliser la population aux enjeux écologiques
Suivre l’évolution des populations d’amphibiens et floristiques sur le site
A la découverte de…
Le Crapaud commun. Pour un néophyte, quelques indices simples permettent de distinguer les crapauds des grenouilles : leurs pontes forment des cordons (deux cordons soudés pour le crapaud commun, un ou deux pour le crapaud calamite) et non des tas ; d’autre part, leurs pattes arrière sont nettement plus courtes, ce qui signifie qu’ils ne « plongent » pas dans l’eau, en revanche cela ne les limite pas dans les distances qu’ils peuvent parcourir « à pied », entre leur lieu d’hivernage et leur lieu de reproduction par exemple, qui peut aisément dépasser le kilomètre : les crapauds communs sont de très bons marcheurs !
